L’écologie industrielle, un domaine qui cherche à repenser le fonctionnement des systèmes de production en s’inspirant des écosystèmes naturels.
Dans la nature, le concept de « déchet » n’existe pas, les résidus rejetés par une espèce constituent des ressources ou des nutriments pour une autre et s’applique à une logique humaine dans lequel les flux de matière et d’énergie passent d’une économie linéaire à une économie circulaire.
On parle de « métabolisme industriel » lorsqu’on étudie l’économie comme un organisme qui consomme des ressources, rejette des déchets et réduit activement son métabolisme.
L’économie industrielle se compose de quatre piliers
1. Les synergies de flux : Les déchets, sous-produits ou effluents d'une entreprise qui deviennent la matière première ou la source d'énergie d'une entreprise voisine.
2. La mutualisation de services et d'équipements : Partage d'infrastructures, d'achats groupés, de gestion collective des déchets ou de transports entre plusieurs acteurs d'un même territoire.
3. L'éco-conception : Conception des produits en anticipant leur réparabilité, leur recyclage et l'impact de leur fabrication.
4. La dématérialisation : Remplacement de la vente d'un bien par la vente de son usage (économie de la fonctionnalité).
En France, plusieurs démarches de symbiose industrielle existent, on peut d’ailleurs retrouver des programmes d’écologie industrielle qui consiste à regrouper des entreprises et des collectivités locales pour optimiser la gestion de leurs ressources – matières premières, énergie, eau, déchets, équipements, compétences.
Cependant, l’économie industrielle présente certaines limites.
Les gains environnementaux peuvent être atténués lorsque les volumes de production continuent d’augmenter et les synergies mises en place peuvent créer de nouvelles interdépendances entre les entreprises rendant les systèmes plus complexes et potentiellement plus vulnérables.
Malgré ces limites, l’économie industrielle demeure une approche pertinente pour optimiser les ressources et ne remet toutefois pas fondamentalement en question les niveaux actuels de production et de consommation.