En France, le secteur du bâtiment génère chaque année 46 millions de tonnes de déchets.
Face à la crise des ressources et au durcissement des réglementations, la démolition traditionnelle n’est plus une option viable.
L’alternative, la déconstruction sélective.
Contrairement à la démolition classique qui détruit tout sur son passage, la déconstruction sélective s’apparente à un démontage méthodique avec pour objectif, séparer les matériaux à la source pour maximiser le réemploi et le recyclage.
Tout commence par un diagnostic PEMD – produits, équipements, matériaux, déchets afin de cartographier le bâtiment.
Chaque composant se voit attribuer une seconde vie :
- Le béton est concassé sur place ou en centrale pour devenir du granulat recyclé.
- Le second œuvre (portes, fenêtres, luminaires) est déposé soigneusement pour alimenter les filières de réemploi.
Au-delà de son impact environnemental, elle s’inclue dans un système économique qui valorise les matières, réduit les coûts de mise en décharge et offre un réemploi direct, il existe des plateformes spécialisés qui permet de valoriser les matériaux identifiés.
Exemple : BTP MATCH
Cependant elle fait face à des contraintes réelles telles que le temps et la main d’œuvre qui manuelle demande davantage d’attention et des compétences professionnelles spécifiques – connaître les bonnes pratiques de tri, identifier les matériaux valorisables etc.…
En conclusion, la déconstruction sélective offre une démarche responsable dans l’évolution du réemploi et de l’industrie.