Dans la recherche globale d’alternative bas-carbone, la fibre de coco occupe une place privilégiée au sein des matériaux biosourcés.
Longtemps considérée comme un résidu agricole, elle est aujourd’hui une vertu exceptionnelle pour la construction, l’industrie et les matériaux composites grâce à ses performances mécaniques, thermo-accoustique et durable.
Traité principalement dans les régions équatoriales comme l’Inde, le Sri Lanka et l’Indonésie qui contrairement à d’autres fibres végétales issues de culture dédiées ne nécessite d’aucune terre agricole supplémentaire, la fibre de coco possède une empreinte environnementale initiale très favorable.
Utilisée dans des applications qui mettent à profit la dureté et la durabilité de la coque grâce à sa structure microscopique – fibre individuelle qui présente une cavité centrale appelée lumen et entourée de microfibrille de cellulose, elle permet la fabrication de carreaux de revêtement de sol à haute résistance ou de matelassage / rembourrage dédiée au structure grossière de natte.
Afin de valoriser au mieux les propriétés des fibres, celle-ci sont soumises à différentes étapes de préparation et de transformation telles que le rouissage, le battage, le cadrage et enfin le séchage par étuvage qui peut ensuite recevoir des traitements divers destinés à améliorer sa propriétés ou son aptitude à sa mise en forme, elle constitue de nombreux atouts d’utilisations – bonne ventilation, compostable, alternative intéressante aux matériaux synthétique.
Mais reste toutefois inflammable, ce qui peut nécessiter l’application d’un traitement ignifuge pour certaines utilisations.
En conclusion, nous pouvons retenir que malgré que la fibre de coco soit un matériau d’avenir à la jonction de la chimie verte, sa tolérance naturelle aux agents biologiques et à l’eau font un candidat stratégique pour la décarbonation du secteur de la construction et des transports.